Darkmoon a écrit:
j'ai sauté les 4 derniers posts..... trop long à lire ^^
Sympa!

Citation:
1 - ca n'aide pas le manga à remonter dans l'estime du français moyen (vous savez, les parents têtus qui associent manga à DBZ (comme si on associait une bande dessinée à un dessin animé franchement pas terrible), plus il y aura de manga pas terrible, plus ils pourrons dire vous voyez ya plein de merde dans les mangas.
Franchement, qu'est-ce qu'on s'en fout de l'avis des parents réfractaires!

Aujourd'hui, le manga est reconnu par le monde de la BD et les médias ont pour la plupart fait leur mea culpa pour avoir mal jugé les mangas/animes à une époque (même si quelques préjugés persistent aujourd'hui)...
Et puis le fait de critiquer Dragon Ball Z découle avant tout d'une grosse méconnaissance de l'histoire du manga au Japon et d'un jugement très éthnocentrique. Donc la qualité de cet anime, certes très discutable, n'est pas l'unique cause de ce rejet...

Citation:
2 - le problème des chefs d'oeuvre qui n'arrivent pas à percer :
Un exemple : Dorohedoro, un manga qui n'a pas trop fonctionné ... La cause ?
L'éditeur (soleil) c'est concentré sur d'autres mangas qui avaient peut être plus de chance de bien se vendre...
Mais forcément dorohedoro ne se vent pas bien : le 3e tome s'est fait attendre plus de 2 ans, et le 4e aussi, le tout sans aucune pub, et jusqu'à il y a 2 mois je ne l'avait jamais vu dans les rayons d'un magasin !
Heureusement la politique éditorial a changée avec l'arrivée du nouveau label soleil manga et les responsables ont envie de faire connaître le manga. Mais tant qu'il n'y a pas de pub ca marchera pas... Et faudrais pas qu'on me dise que soleil n'a pas les moyens ...
Donc c'est bien qu'il y ait des chefs d'œuvres, mais s'il faut que le marché soit arrosé de dizaines de bouses pour une perle, ca vaut pas trop le coût.
bon j'ai conscience de répéter ce que vous avez dis mais je voulais donner mon avis ^^ (mon score de connard-prétentieux à dû augmenter ...)
Comme tu le dis, ça a déjà été évoqué.
En ce qui concerne Soleil, le mec qui s'en occupe actuellement est un grand fan de mangas à l'origine d'où peut-être une meilleure approche...
Pour Dorohedoro, il y a eu pas mal de problèmes de droit il me semble. Il y a eu de longues négociations avec les Japonais concernant la suite à donner à la publication de ce titre en France. Pas trop au courant néanmoins, faudrait se renseigner.
Pour l'histoire du budget com, comme je l'ai évoqué précédemment, les maisons d'édition sont loin d'avoir de super gros budgets pour communiquer sur leur BD. C'est un fait: l'édition, c'est pas le secteur le plus rentable qui soit...
De ce fait, les éditeurs doivent faire un choix, et ce choix se traduit généralement par une mise en avant des potentiels best-sellers plutôt que sur des titres plus atypiques qui, malgré leurs évidentes qualités, n'ont aucune garantie de réussite. Parce que bon, Dorohedoro, même si c'est bien, le dessin peut en rebuter énormément, et mine de rien, c'est un truc très important pour le lecteur francophone lambda; donc c'est comme ça: les éditeurs font de la com' uniquement sur les titres garantissant un retour sur investissement. C'est un peu comme au tiercé, tu vas miser sur le cheval le plus susceptible de remporter la course logiquement...
Je comprends qu'on veuille que sa série fétiche soit bien mise en avant, mais c'est une réalité qu'il faut accepter: certains excellents titres, du fait de leur contenu atypique, sont destinés à ne pas rencontrer un grand succès, pour une raison bien simple: une grande partie des lecteurs n'ont pas cette curiosité qui amène des passionnés tels que nous à nous intéresser à des titres plus confidentiels. Par exemple: va donc essayer de faire lire Ki-Itchi! ou bien un manga de Taiyou Matsumoto à un mec qui ne jure que par Naruto et SDK: tu auras beau lui avancer tous les meilleurs arguments du monde, le mec au final, il n'en aura rien à foutre si tout ce qui l'intéresse, c'est de voir de la bonne baston et des personnages stylés...
Heureusement, le développement d'Internet offre une alternative intéressante et peu coûteuse pour justement communiquer sur les titres qui ne bénéficient pas de PLV ou autres...